Focus Motionmaker : Coudy

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1/ Pouvez-vous nous rappeler votre parcours? (formation, les gens avec qui vous avez été amenés à travailler…)

clip_image002J’ai commencé par la bande dessinée à 12 ans dans un fanzine puis j’ai obtenu mon tout premier boulot à 14 ans en réalisant des dessins pour une hebdo de FR3 Lille; ce qui m’a permis, deux ans plus tard, d’acheter un caméscope d’épaule avec lequel j’ai réalisé des sketchs, parodies, caméras cachées et micro-trottoirs. J’ai du interrompre mes études à L’Académie des Beaux Arts au profit d’une embauche sur Paris chez MCM à qui j’avais envoyé une bande démo.

D’abord cadreur et monteur, je suis devenu à 20 ans, animateur de deux heures quotidiennes de direct en impro avec un concept repris par Mickael Youn six ans plus tard, le mégaphone inclus. Dans cette émission, j’ai pu découvrir des nouveaux talents comme Eric et Ramzy alors inconnus et que j’ai mis à l’antenne pour la toute première fois.

En 1998, après MCM et une année sur NRJ, j’ai eu la chance de collaborer avec José Garcia puis Nicolas Plisson à Canal Plus dans la cellule créative de la chaîne. J’ai enchainé ensuite divers supports: Nova magazine, Game One, M6, Europe 2, scène du Trévise, ainsi que l’écriture de trois livres publiés chez Lafon, avant de remonter sur scène avec mon One Man show au Clavel et au Point Virgule en 2004.

Puis après avoir réalisé une cinquantaine d’émissions et de documentaires aux États Unis sur une période de deux ans, j’ai lancé la « rumeur » à la radio et sur Canal Plus chez Karl Zero et plus tard chez Jean-Luc Lemoine sur France 2. Mon envie de découvrir des talents m’a permis de mettre en scène des artistes comme Devals et Gaudin au Point Virgule ou de développer des projets télé pour d’autres comme Jérémy Ferrari ou Fabrice Eboué pour qui je réalise et produis des pastilles d’humour chez Laurent Ruquier.

En créant ma société Ouat ( once upon a team ) dédiée à la création originale et aux nouveaux talents, je réunis un collectif de créatifs et de techniciens pour concevoir et produire des contenus pour tous les supports. La rencontre récente avec Dany Boon m’a permis de jouer dans son prochain film en compagnie de Benoit Poelwoorde et m’offre aujourd’hui le privilège d’accéder à de nouvelles envies comme l’écriture de mon premier long métrage et d’un nouveau spectacle.

2/ Quelles sont, dans vos vidéos, celles qui vous semblent le plus intéressantes, qui vous tiennent le plus à cœur, et pourquoi ?

image1Je suis ravi de constater que les épisodes de Ma télé cartonne ont connu un vrai succès sur dailymotion trois ans après les belles audiences télé sur france 3. En plus du nombre de connections, je suis très touché de lire autant de commentaires positifs et constructifs sous chaque vidéo.

Ma télé cartonne est né en 1996 et le carton fut la réponse immédiate et évidente pour contourner le manque de moyen, ce qui donne l’impression que tout le monde peut le faire même si en pratique, ça demande beaucoup de temps et d’énergie ( 18 personnes par épisode pour France 3 ).

J’aime ce programme car il prouve qu’une bonne idée ne connaît jamais d’obstacle. D’une faiblesse il faut faire une force. J’aime aussi montrer d’autres aspects de mon travail avec notamment la parodie de Jean-Pierre Mocka ou la rumeur. Je vais mettre en ligne d’autres petites surprises très bientôt qui permettent de sortir de l’univers cartonné.

3/ Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire de la vidéo (films, réalisateurs, outils…)

coudy-chevalMon enfance et mon adolescence furent inspirées par des artistes aussi variés que Marcel Gotlib, Walt Disney, Tim Burton, Claude Lelouch, Terry Gilliam, Peters Sellers, les Monty Python, Jean Rochefort et Louis de Funes. Plus tard, Jerry Seinfeld, Ricky Gervais, Larry David et Andy Kaufman ont complété mes références. Ce grand mix a forgé mes envies de raconter des histoires avec rythme, humour, subtilité et esthétisme.

La bande dessinée fut pour moi du cinéma sans caméra avant d’accéder plus tard à la vidéo. Mais le dessin m’a enseigné une chose : si l’on veut raconter une histoire, peu importe l’outil ou le support, l’important est d’innover encore.

4/ Quelles sont vos vidéos favorites sur Dailymotion ?

Je pense qu’aujourd’hui, avec les progrès dans l’image, on n’étonne plus personne par des prouesses techniques sauf quand elles servent une bonne idée. Le secret d’une bonne histoire, c’est de réussir à emmener les gens par la main en quelques minutes, loin de leur quotidien. Ça passe avant tout par les émotions et les personnages. Pour cela, il faut avoir quelque chose à raconter et non démontrer que l’on sait maitriser un logiciel d’effets numériques. C’est ce que je recherche avant tout sur Dailymotion, des vidéos qui racontent des histoires nouvelles et qui mettent en scène des idées originales, en dépit des moyens techniques. C’est ce qui rend Dailymotion accessible à tous.

5/ A quel autre Motionmaker souhaiteriez-vous voir poser ses questions ?

Ganesh. Il prouve qu’une bonne idée est souvent la plus simple. Il fallait juste y penser.

6/ Un truc à dire en particulier ?

Depuis l’arrivée d’internet, les outils de la création sont accessibles à tous. Grâce à une simple webcam et Dailymotion, chacun peut devenir son propre directeur des programmes avec une liberté totale de créer et un vecteur de diffusion mondial. La différence se fera uniquement par le talent, le travail et l’envie.

Plus personne ne peut empêcher quelqu’un de devenir un artiste à part lui-même et ses propres limites. Je suis très attentif à ceux qui dépasseront les leurs et je leur dirai bienvenue chez Ouat !